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Semaine de la Fédération à Guidel Plage

Compte rendu de Daniel :

Le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres.

 

Cette année, Jean Paul,mon plus fidèle compagnon, à la suite d’une petite intervention chirurgicale a renoncé à m’accompagner pour cette 6 ème semaine de la Fédération.

Au pied levé, Didier qui rêvait depuis quelque temps d’y participer  n’a pas hésité longtemps. Sauf que quelques jours plus tard, en jouant avec l’un de ses petits fils il s’empale le pied sur une ferraille rouillée, Bilan impossibilité ni de marcher ni bien entendu de s’entraîner sur le vélo. Il arrive donc à Guidel Plage avec seulement 46 km en quinze jours effectués dans des conditions difficiles.

Rassuré par l’obligation du Passeport vaccinal, les cyclos ont afflué de toute part comme au bon vieux temps. Orléans et Bordeaux ont été les mieux représentés. Samedi soir chacun a plaisir à retrouver des visages connus que les différents confinements ont éloignés quelque temps. Nous sommes hébergé chez Belambra. Les mesures d’hygiène y sont rigides mais sécurisantes.

Dimanche matin départ pour 113 km. Ce n’est pas tant que ça, mais les bosses se succèdent sans aucun répit. Le bord de mer nous émerveille de ses paysages aussi variés que colorés, Au ravitaillement, je constate que mon camarade, sans doute involontairement a opté pour le grand parcours. Dès lors, un œil sur le cardio, je gère l’équipage. Ménager sa monture pour essayer  de terminer à deux cette premières étape. A l’appartement, c’est lui qui occupe le premier étage. Les muscles sont visiblement hyper douloureux à l’arrivée, mais c’est une première victoire. Le lendemain ce sera le même combat. Le repas du midi, assis à table il se refait un peu et fort heureusement le vent hostile toute la matinée nous pousse vers l’arrivée.

Le lundi, le ciel azur de la veille s’est évanoui. Le dégradé vert émeraude du bord de plage devenant bleu marine à l’horizon  a disparu. Le ciel est gris mais pas menaçant. La végétation est dense. Quelques maisons anciennes au toit de chaume témoignent du passage des hommes. Des champs entiers de fougères se succèdent. La Bretagne n’est pas que riche. Mon équipier, sans être fringuant résiste et termine cette seconde étape dans la douleur.

Mardi, le programme annoncé se confirme. Les bosses en bord de mer sont plus sévères. Inlassablement, les côtes puis les descentes se suivent sans répit ni replat. Bien avant le repas du midi, pour la première fois, Didier me confit, la mort dans l’âme : « il me faut raccourcir , le Gps me guidera ». L’étape effleurera les 1700 m de dénivelé au bout de 139 km.

Mercredi, après la traditionnelle photo de groupe, seulement 71 km prévus mais un poil plus de 700 m de pente. Heureusement après midi, repos. Même entraîné, j’avoue que patauger  les pieds dans l’océan après la visite d’une tellement ancienne abbaye qu’elle n’existe plus, me ravit. Le cadre, parfaitement aménagé se prête au repos, au recueillement.

Le soir, à la salle de restauration, mauvaise nouvelle : un cas de Covid 19 a été décelé et les douze personnes de la table terminent alors leur séjour et doivent se confiner chez eux. Ça plombe l’atmosphère… !

Jeudi matin, la mission continue toujours des bosses mais plus longues et moins pentues. Ressuscité, mon compagnon décidément increvable termine l’étape sans problème particulier.

Vendredi, c’est la dernière. Pour la seconde fois nous passerons à Plouay, là où nos idoles se sont affrontés dimanche dernier. On comprend mieux, sur place, pourquoi même les meilleurs cèdent devant l’intensité de l’effort.

Après les habituels discours, le tirage au sort des séjours gagnants, un sympathique apéro à base de cidre servi à table ( mesure d’hygiène oblige) nous avons savouré un merveilleux festin à base de produit de la mer.

Mon compagnon aussi surpris que ravi de sa prestation lorgne déjà sur l’édition 2022 qui devrait avoir pour cadre, les Pyrénées voir la Massif Central. Un grand coup de chapeau à l’Asptt Melun pour la qualité de son organisation sans faille.

La semaine de la Fédération est accessible à tous. Que l’on soit sportif ou contemplatif, les parcours proposés sont tels que chacun peut s’y retrouver. D’autant que la seule obligation est de se rendre au point repas entre 11h45 et 14h30. Toutes les variantes ou autres envies sont donc possibles. Il suffit simplement d’aimer la pratique du vélo dans un cadre donné, sans aucune contrainte, avec la possibilité de faire des rencontres toujours enrichissantes .

 

Daniel Rougeon”

 

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